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En effet, à 14 ans dans l’ambiance bellifontaine,
je peux dire que je ne croyais plus en grand-chose
malgré l’engagement de mes parents à l’Eglise Réformée.
Mais l’arrivée à Bruxelles change tout. Je découvre
un groupe de jeunes chrétiens (plus de 100 jeunes
au début des années 80) de l’Eglise Evangélique Libre
de Bruxelles. Dans ce groupe se trouve ma future épouse
Yvonne (fille de missionnaire américains en Belgique)
mais surtout j’y vois « en live » toute la pertinence
de la foi chrétienne pour un jeune comme moi qui se
pose plein de questions sur la vie.
Après quelques résistances, je mets bas les armes
et j’accepte le Seigneur en 1978. Tout de suite je
suis mis à contribution pour le royaume. Je m’occupe
d’un groupe d’enfants, je fais plusieurs campagnes
d’évangélisation, je deviens responsable du groupe
de jeunes, on monte un groupe de musique etc… En 1980,
je participe à Mission 80 un rassemblement missionnaire
pour jeunes à Lausanne Quand l’orateur Michael Griffith
lance un appel pour ceux qui veulent se rendre disponible
pour le Seigneur, je fais « l’erreur » de lever la
main. Quelques années plus tard, après mes études
de Kinésithérapie, je rentre à l’Institut Biblique
Belge.
Au départ c’est juste pour une année. J’y reste
quatre ans. Entre temps, nous nous marions, puis nous
faisons partie d’une équipe d’implantation d’une nouvelle
Eglise dans la région de Bruxelles. Cette expérience
est extrêmement enrichissante. La petite équipe de
8 personnes se lance avec enthousiasme dans l’aventure.
Les débuts sont épiques mais on voit Dieu à l’œuvre
comme jamais auparavant. Nous laissons cependant l’Eglise
en 1987 pour terminer mes études à la Faculté Libre
de Théologie Evangélique de Vaux-sur-Seine.
Notre premier enfant (Tamara) naît en France et accessoirement,
j’obtiens ma maîtrise en théologie. Pas le temps de
souffler, l’Eglise de Bruxelles nous rappelle pour
un travail pastoral. Nous mettrons toute notre énergie
dans la Communauté Chrétienne de Stockel de 1990 à
2003. Deux garçons (Simon, Julien) naissent à Bruxelles
durant ces années. Par paliers successifs, l’Eglise
grandit.
Durant toutes ces années, nous avons cherché à garder
la vision du départ c’est à dire rester une Eglise
vivante et attirante, ouverte sur l’extérieur et démontrer
à nos contemporains toute la pertinence de la Parole
de Dieu pour la vie de chacun. Une Eglise « champagne »
en quelque sorte, qui fait des bulles dans les vies !
L’Eglise de Willow Creek et son pasteur Bill Hybels
ont été pour nous une source d’inspiration. Nous avons
suivi plusieurs de ses conférences en Europe et en
2001 nous sommes même allés jusqu’en Illinois avec
60 autres Bruxellois pour participer à une conférence
sur place. Quel souvenir !
En 2003, la quarantaine passée et après 25 ans en
Belgique, nous prenons la décision par la foi d’opérer
un changement dans notre ministère. Le Seigneur semble
guider les choses et nous nous retrouvons dans l’Eglise
Evangélique Libre d’Orléans. Retour au pays natal
pour moi, mais pour le reste de la famille un énorme
changement. Mais ce genre de chose fait du bien et
renouvelle notre désir de servir le Seigneur.
A Orléans, le combat est le même, lutter contre
le repli, la lassitude, le défaitisme et continuer
à se lever pour celui qui nous lance toujours cet
appel : « Allez faites de toutes les nations des disciples… »
Tout un programme ! Par la Grâce de Dieu.
Eric van der Does
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