Etudier la Bible et en tirer du fruit 2/3

Par • 25 Mai, 2013 • Catégorie: Vérité


Par Ruben Archer Torrey (1856-1928)

Pasteur, enseignant et évangéliste Américain. Il a été directeur de l’Institut Biblique de Chicago (le Moody Bible Institute actuel), doyen de l’Institut Biblique de Los Angeles. Il est l’auteur de plus de quarante ouvrages.

 

Troisième condition : être disposé à travailler.

 Salomon nous a décrit précisément l’étudiant de la Bible qui va bénéficier le plus de son travail : « Mon fils, si tu fais bon accueil à mes paroles et si tu retiens mes commandements en prêtant une oreille attentive à la sagesse et en inclinant ton cœur à l’intelligence, oui, si tu appelles la sagesse et si tu élèves la voix vers l’intelligence, si tu la cherches comme un trésor, alors tu comprendras ce qu’est la crainte de l’Éternel et tu trouveras la connaissance de Dieu » (Proverbes 2 : 1-5). Chercher de l’or ou un trésor réclame un travail ardu et celui qui veut trouver ce trésor dans la Bible doit se préparer à creuser. Il ne s’agit plus simplement d’y jeter un œil, ni même juste de la lire. Mais c’est étudier la Parole, la méditer, y réfléchir, qui fera en tirer les plus grandes richesses.

La raison pour laquelle beaucoup de gens tirent si peu de bénéfice de la Bible, c’est qu’ils n’ont pas l’envie de réfléchir. La paresse intellectuelle est à l’origine d’une large proportion de lectures infructueuses de la Bible. Les gens sont sans cesse en train de chercher de nouvelles méthodes d’étude, mais ce que beaucoup voudraient en fait, c’est une méthode qui leur permette de trouver de bonnes choses dans la Bible sans effort. Ces chrétiens paresseux cherchent en fait que quelqu’un leur montre comment mettre à profit les dix minutes par jour qui précèdent leur sommeil de la nuit pour tirer le meilleur de la Bible ! Mais il ne peut pas en être ainsi. Il faut être disposé à travailler, et travailler dur si l’on veut creuser pour mettre à jour ces trésors de sagesse infinie, de connaissances et de bénédictions que Dieu a caché dans Sa Parole.

Un homme d’affaires de mes amis m’a passé un jour un coup de fil urgent pour que je lui dise « en un mot » comment étudier sa Bible. Je lui ai répondu, « Réfléchis ».Le psalmiste déclare « heureux » celui qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel et qui la médite jour et nuit (Psaume 1 : 2). Le Seigneur a recommandé à Josué de méditer le Livre de la Loi jour et nuit et lui a promis d’avoir du succès dans toutes ses entreprises et de réussir s’il suivait ce conseil (Josué 1 : 8). A propos de Marie, la mère de Jésus, il nous est dit qu’elle « gardait le souvenir de tout cela et le méditait dans son cœur » (Luc 2 : 19). Il n’y a que de cette façon que l’on peut étudier la Bible et en tirer le plus grand profit. Un verset de l’Écriture, bien mâché, digéré et assimilé produira plus de résultats qu’un survol rapide de plusieurs chapitres. Pesez chaque mot lu. Contemplez-le sous toutes les coutures. Le passage qui vous est le plus familier prendra un sens tout nouveau de cette manière. Passez quinze minutes chaque jour sur chacun des mots qui composent le premier verset du psaume 23 : « L’Éternel est mon berger; je ne manquerai de rien », ou de Philippiens 4 : 19 : « Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins conformément à sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ », et voyez s’il n’en n’est pas ainsi.

 

 

Quatrième condition : s’abandonner totalement à Dieu.

 Jésus a dit, « Si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu, il saura si mon enseignement vient de Dieu ou si je parle de ma propre initiative » (Jean 7 : 17). Un abandon procure cette acuité spirituelle qui est nécessaire pour comprendre la Parole de Dieu. Bien des difficultés du texte ou des passages obscurs viennent du fait que celui qui étudie ne s’est pas totalement abandonné à la volonté de l’auteur du Livre. Il est étonnant de constater combien certains passages auxquels nous ne comprenions rien deviennent clairs, simples et merveilleusement beaux, quand nous sommes arrivés au point de dire à Dieu « je m’abandonne à Toi sans condition. Je n’ai pas d’autre désir que de faire Ta volonté. Enseigne-moi Ta volonté ». Ce genre d’abandon fera de la Bible un livre ouvert, bien plus que ne le feraient des études théologiques. Il est tout simplement impossible de tirer le plus grand profit de votre étude de la Bible si vous ne soumettez pas totalement votre volonté à Dieu. Il vous faut être sans concession à ce sujet.

Beaucoup disent, « Oh oui, ma volonté est soumise à Dieu, je pense » et cependant, il n’en est rien. Ils n’ont jamais véritablement été seuls face à Dieu pour lui dire de manière claire et absolue, « Oh Dieu, me voilà, disposé à m’abandonner totalement à Toi, pour que Tu me gouvernes, que Tu me conduises, que Tu me formes, que Tu m’envoies et que Tu fasses de moi ce qu’Il te plaît ». Une telle attitude est une clé merveilleuse pour dévoiler les trésors de la Parole de Dieu. La Bible devient alors un tout nouveau livre et la vie, le ministère et l’approche théologique en sont totalement bouleversés.

 

Partie 3/3 à suivre

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