Etudier la Bible et en tirer du fruit 1/3

Par • 24 Avr, 2013 • Catégorie: Vérité

ETUDIER LA BIBLE POUR EN TIRER DU FRUIT 1/3 (méditation en 3 parties)

Par Ruben Archer Torrey (1856-1928)

Pasteur, enseignant et évangéliste Américain. Il a été directeur de l’Institut Biblique de Chicago (le Moody Bible Institute actuel), doyen de l’Institut Biblique de Los Angeles. Il est l’auteur de plus de quarante ouvrages.

Il y a beaucoup de manières profitables d’étudier la Bible. Il existe cependant dans ce domaine quelque chose de plus important que les meilleures méthodes : il s’agit des conditions fondamentales qui permettent de tirer le meilleur profit de cette étude. Celui ou celle qui remplit ces conditions tirera un bénéfice bien plus important de son étude, même s’il emploie la moins bonne des méthodes, que la personne qui emploie la meilleure des méthodes d’études mais ne remplit pas ces conditions fondamentales. Tous ceux qui se demandent quelle méthode suivre pour étudier la Bible ont besoin en réalité de quelque chose qui va bien au delà d’une nouvelle ou meilleure méthode.

Première condition : être né de nouveau.

La Bible est un livre spirituel, qui exprime des vérités spirituelles avec un langage spirituel (1 Cor.2 : 13), et seul un homme spirituel est capable de comprendre ses enseignements les plus profonds, les plus caractéristiques et les plus précieux. « L’homme naturel n’accepte pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu, car c’est une folie pour lui; il est même incapable de le comprendre parce que c’est spirituellement qu’on en juge » (1 Cor. 2 : 14). Ce discernement spirituel ne peut être obtenu que d’une seule manière, par la nouvelle naissance. « A moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3 : 3).

Aucune connaissance académique des langues dans laquelle la Bible est écrite, aussi vaste et précise soit-elle, ne peut qualifier quiconque pour la comprendre et l’apprécier. Il faut comprendre le langage divin dans lequel elle a aussi été écrite, le langage du Saint-Esprit. Une personne qui comprend ce langage du Saint-Esprit, mais qui ne connaît pas le grec ancien, l’hébreu ou l’araméen, tirera plus de profit de la Bible que le savant de ces langues anciennes qui n’est pas né de nouveau et qui, par conséquent, ne connaît pas le langage du Saint-Esprit. C’est un fait bien démontré que beaucoup de gens simples qui ignorent tout des langues anciennes dans lesquelles la Bible fût écrite à l’origine, ont une connaissance de ce que contient véritablement la Bible, de son enseignement authentique, de ses vérités profondes, de sa beauté et de sa plénitude, qui dépasse de loin celle de nombreux professeurs de facultés de théologie.

L’une des plus grandes folies actuelles, est de demander à des hommes qui n’ont pas été renouvelés d’enseigner la Bible, en raison de leur connaissance rare des langues humaines dans laquelle elle a été écrite. Il serait aussi raisonnable de demander à quelqu’un d’enseigner la peinture parce qu’il détient une connaissance théorique de ses techniques. Il faut un sens esthétique pour véritablement enseigner les arts. Il faut un sens spirituel pour enseigner la Bible avec compétence. Celui qui possède un véritable sens de l’esthétique mais peu pou pas de connaissances techniques ferait un critique d’art bien plus pertinent que celui qui aurait toutes les connaissances techniques mais aucun sens de l’esthétique. De même, celui qui ne connaît pas le grec ou l’hébreu mais possède une discernement spirituel est un commentateur de la Bible bien plus compétent que le savant qui n’a aucun discernement spirituel. Il est parfaitement fâcheux que bien souvent, l’accent soit davantage mis sur la connaissance du grec ou de l’hébreu pour former les serviteurs de Dieu que sur la vie spirituelle et le discernement qui en découle.

Un homme qui n’est pas renouvelé ne devrait pas être empêché d’étudier la Bible, car la Parole de Dieu est l’instrument que le Saint-Esprit utilise pour amener à la nouvelle naissance (1 Pierre 1 : 23; Jacques 1 : 18) ; mais il faudrait aussi admettre que bien qu’il y ait dans la Bible des vérités qui soient accessibles à un homme naturel et des beautés auxquelles il puisse être sensible, ses enseignements les plus caractéristiques et distinctifs sont hors de sa portée, ses beautés les plus fameuses appartiennent à un monde auquel il n’a pas accès.

La première condition fondamentale pour une étude profitable de la Bible c’est qu’il faille naître de nouveau. Vous ne pouvez pas étudier la Bible avec le plus grand profit si vous n’êtes pas passé par la nouvelle naissance. Ses plus beaux trésors vous sont occultés.

Deuxième condition : avoir un amour pour la Bible.

Quelqu’un qui mange de bon appétit tirera un bien meilleur profit de son repas que la personne qui mange parce qu’il le faut. Il est bon qu’un étudiant de la Bible puisse dire, comme Job, « J’ai tenu aux paroles de Sa bouche plus qu’à ma provision ordinaire » (Job 23 : 12), ou bien comme Jérémie, « Dès que j’ai trouvé Tes paroles, je les ai dévorées; et tes paroles sont la joie et l’allégresse de mon cœur. Car Ton nom est invoqué sur moi, Éternel, Dieu des armées » (Jérémie 16 : 16). Beaucoup s’assoient à la table que le Seigneur a dressée dans Sa parole sans aucun appétit pour cette nourriture spirituelle, picorent ça et là et marmonnent à propos de tout. L’indigestion spirituelle est à l’origine de bien des critiques actuelles de la Bible.

Mais comment obtenir cet amour pour la Bible ? Tout d’abord en étant né de nouveau. Là où il y a de la vie, il est probable qu’il y ait aussi de l’appétit. Un mort n’a jamais faim. Cela nous ramène à la première condition. Mais au delà, plus il y a de vitalité, plus la faim est grande. Une vie abondante implique être affamé pour la Parole de Dieu. L’étude de la Parole stimule l’amour pour cette Parole. L’auteur de ces lignes se souvient bien du temps où il avait bien plus d’appétit pour toutes sortes de livres sur la Bible que pour la Bible elle-même. Mais plus je l’ai étudiée, plus mon amour pour la Bible a grandi. Avoir à l’esprit qui est l’auteur du Livre, Ses intentions, Sa puissance, toutes les richesses qui y sont contenues, ne peut que stimuler l’amour et l’appétit pour la Bible…

partie 2/3 à suivre

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