Le pardon de Dieu

Par • 6 Mai, 2012 • Catégorie: Vérité

« Les bien-portants n’ont pas besoin de médecin ; ce sont les malades qui en ont besoin… car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs » Evangile de Matthieu 9.12-13 Bible du Semeur

>> Que veux dire exactement Jésus par cette parole?

 

Jésus préfère la sincérité à la prétention. Il nous invite à réfléchir au problème du mal. Pourquoi faut-il toujours plus de lois pour réglementer la société? Pourquoi le progrès moral ne suit-il pas le progrès technologique? La société est-elle mauvaise par elle même ? Pourquoi tant d’injustices, de crimes et de corruption, si « l’homme est bon par nature »? Que font les hommes livrés à eux-mêmes ? Pourquoi est-il plus facile de faire le mal que de faire le bien ?

Les états ont développé des politiques d’éducation visant à former une génération d’hommes et de femmes instruits, intègres, justes et généreux. Que penser du résultat ? Nous avons tous une certaine idée du bien et du mal. Le sens moral est à la portée de tout homme, qu’il soit instruit ou non, et quelque soit sa culture. Les sciences humaines ont tenté d’analyser des mécanismes psychologiques qui induisent les comportements. Les carences affectives, le ressentiment, les frustrations peuvent engendrer de l’égoïsme, de la haine et de la violence. Mais peut-on ainsi tout expliquer?

L’éducation, la morale, la psychologie et les idéologies semblent impuissantes à résoudre le problème. La Bible apporte une réponse qui mérite notre attention : La Bible appelle « péché » toute désobéissance aux commandements de Dieu et souligne un problème plus profond, une vérité difficile à accepter : le mal a infiltré l’esprit humain … La Bible insiste sur la gravité du péché. Nos transgressions sont lourdes de conséquences.

L’homme pécheur tombe sous le jugement de Dieu, parce que Dieu est saint. Toute injustice en ce monde sera prise en compte… Pour délivrer l’homme de ce piège infernal, Dieu n’avait qu’une solution, qui lui a coûté.

Jésus donne la solution :

« … Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui mettent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle. »  Evangile de Jean 3.16  Bible du Semeur.

La Bible est claire : Jésus a pris sur lui nos fautes. A la croix, il s’est sacrifié pour nous. On est loin d’une religion du mérite. Ceux qui pensent mériter leur salut s’illusionnent.

 

>> Dieu pourrait-t-il vraiment  me pardonner tout le mal que j’ai fait ?

 

Dieu veut nous libérer de toute culpabilité. Il est prêt à pardonner, si notre démarche est sincère. C’est un pardon total. La faute est effacée. Suis-je prêt à changer de comportement et d’attitude, à reconnaître mes fautes, mes erreurs, mes égarements, même les choses les plus horribles ? Suis-je vraiment prêt à demander pardon, à déposer aux pieds de Jésus mon passé, à  lui faire confiance  ?…

Jésus a payé pour moi. On s’est moqué de lui. On l’a frappé à coups de fouet. On a craché sur lui. Pour finir, on l’a cloué sur une croix, un supplice réservé aux brigands et aux esclaves. Dieu a combattu le mal à la croix. Jésus a remporté une victoire décisive par sa mort sur la croix. Désormais le salut est offert à tous, et gratuitement. Jésus  a brisé les chaînes du péché. Dieu m’accorde le véritable pardon, la paix, la joie et l’espérance. C’est une vie nouvelle. Le pardon de Dieu est précieux pour libérer de la colère et du ressentiment.

Devenir chrétien, c’est laisser Jésus bouleverser mon existence. C’est accepter son enseignement et le mettre en pratique : Jésus m’en donnera la force. Je n’ai pas besoin d’être parfait pour être accepté et aimé de Dieu. Se sentir aimé de Dieu permet de progresser, donne une énergie nouvelle. Dieu me propose une nouvelle vision du monde. Vais-je laisser de côté mon orgueil ?

Les philosophes et les penseurs du 18ème et du 19ème siècle avaient prédit un monde meilleur, où l’Homme marcherait vers un progrès  indéfini qui mène au bien. Notre civilisation n’a jamais connu un tel degré de prospérité, d’instruction et de progrès technologique. Pourtant, on se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond :

Durcissement des relations sociales, délitement des valeurs morales, montée de la violence, du racisme et de l’antisémitisme, de la toxicomanie, de la délinquance, crise des banlieues, crise de l’autorité, souffrance, désespoir, perte des repères, nécessité de produire toujours plus et toujours plus vite, toujours plus de stress, d’emplois précaires, toujours plus de suicides, de divorces, de familles disloquées et recomposées, toujours plus de béton, de bitume et de pollution…

Nous vivons dans une société en pleine mutation : Allons-nous vraiment vers un monde meilleur? Nous somme dans une société est de plus en plus individualiste et permissive, où chacun est avide d’identité et d’accomplissement personnel. En même temps, c’est une société désorientée, en panne d’espérance  .On perçoit un mal de vivre diffus, le désenchantement d’une génération qui ne croit plus « aux lendemains radieux du progrès ». Il faut espérer que des hommes et des femmes de bonne volonté et de bon sens auront le courage de se lever et d’agir pour trouver des solutions avant qu’il ne soit trop tard.

Les chrétiens aspirent à la paix, au dialogue entre les hommes, à une réelle liberté de religion dans tous les pays. Nous sommes contre le fanatisme, l’intégrisme et toute forme de totalitarisme. Nous voulons combattre la misère et l’illettrisme, dans le respect des Institutions et des individus. Jésus a laissé un message très important pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui. Nous souhaitons que tous puissent découvrir ce message, se forger une opinion, et disposer d’une réelle liberté de choix pour exprimer leurs convictions.

Jannick CORBEAU

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