Le sens de la vie

Par • 1 Déc, 2011 • Catégorie: Vérité

> Pourquoi suis-je sur la terre ? Suis-je le fruit du hasard, poussière insignifiante dans l’univers, brève étincelle dans l’éternité ?… 

La science et la philosophie ne savent pas répondre à ces questions.

En décrétant la mort de Dieu, la pensée moderne a placé l’individu devant un vide métaphysique, un questionnement identitaire et un mal être existentiel bien perceptibles dans l’art contemporain.

Sartre écrit :  « Je suis, j’existe, je pense donc je suis ; je suis parce que je pense, pourquoi est-ce que je pense ?… (La Nausée). Camus, en poussant le matérialisme jusqu’au bout de sa logique, en arrive à la conclusion que l’existence est absurde et sans espoir… Mais l’esprit humain cherche à comprendre : Comment ne pas être saisi par l’étrangeté du monde et la beauté mystérieuse des choses? « L’univers m’embarrasse et je ne peux concevoir cette horloge sans horloger » écrit Voltaire. Dans son immense complexité, l’univers est cohérent et intelligible : des atomes aux galaxies la nature obéit à des constantes universelles et des lois mathématiques particulières… La notion d’un début à l’univers, aujourd’hui largement reconnue, contredit radicalement les conceptions cosmologiques athées du XIX e et de la première moitié du XX e siècle. D’où viennent les lois de la physique et leurs systèmes d’équations ?… Ont-ils surgi du néant ? Un début à l’univers suggère une Intelligence transcendante, hors de l’espace et du temps…

La Bible nous révèle Celui qui a créé les immensités cosmiques et leurs milliards de galaxies : Un seul Dieu, d’une autre nature que l’univers, échappant à toute représentation que pourrait s’en faire l’esprit humain. Il est le fondement de toute chose. Il n’a pas créé le mal.

 

> Alors pourquoi tant d’atrocités, d’injustices et de misère sur cette terre ? Pourquoi Dieu permet-il la souffrance ? 

Dieu a mis en nous la capacité d’aimer et d’être aimé. L’amour implique un certain degré de liberté. Dieu nous a donné une conscience du bien et du mal, une conscience de la justice et de l’injustice. Ainsi, nous sommes responsables de nos paroles et de nos actes… Le vernis de la civilisation est fragile. L’histoire du XX e siècle a montré comment les hommes pouvaient retourner à la barbarie, malgré la culture et le progrès des connaissances. Le génocide arménien, les camps d’extermination nazis, l’effroyable régime stalinien, les atrocités commises au Cambodge, en Bosnie, au Rwanda, en Algérie et dans bien d’autres pays, révèlent une incontournable et inacceptable réalité : la méchanceté de l’homme.

Pourquoi en est-il ainsi ? La Bible nous révèle que, dès le début, les hommes ont préféré écouter le mensonge. Le mal sait se faire séducteur. Le mensonge et le mal font bon ménage. L’homme mord facilement à l’appât. Il en résulte tôt ou tard de la souffrance, de l’angoisse et du désespoir. D’où viennent la corruption, les injustices, les guerres ?… Par orgueil et égoïsme, les hommes se font du tort à eux-mêmes.

 

> Dieu est-il indifférent à la condition humaine ? Qui suis-je ? Quelle est ma place sur terre ? 

Dieu comprend et parle toutes les langues. Il s’intéresse à mon quotidien. Il connaît mes soucis, mes angoisses et mes frustrations. La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Si j’accepte de lui parler, il écoute. Il répond aux prières. Dieu a voulu que j’existe. Je ne suis pas le fruit du hasard. Mon corps, qui me permet d’interagir avec le monde, est le siège est de mon identité profonde. Dieu connaît mon histoire familiale. Il connaît la part de l’inconscient dans mes émotions, mes pensées et mes décisions. Dieu sait quelle perception j’ai de moi-même, des autres, et du monde. Quelle place occupe-t-il dans ma vie ? Pourquoi? Que sont les autres pour moi ? Qu’est-ce que mes actes révèlent sur moi-même?

 

> Des chrétiens face à la persécution

Nos Eglises appartiennent à la grande famille des Eglises protestantes, héritières de la Réforme établie au 16ème siècle par Luther et Calvin. En France, au 16ème siècle, une partie de la population devient protestante, et les idées de la Réforme gagnent toutes les couches sociales. Les protestants sont nombreux dans l’Orléanais. Les tribunaux de l’Inquisition sont dépassés par les événements. En 1562, à Vassy, le duc de Guise fait massacrer les protestants rassemblés pour le culte. Ce fait sanglant marque le début des terribles guerres de religion qui ravageront la France entière jusqu’en 1598. A Paris, en août 1572, dans la terrible nuit de la Saint-Barthélemy, les protestants sont massacrés par milliers : hommes, femmes et enfants sont sauvagement assassinés par des bandes armées. A Meaux, Orléans, Rouen, Lyon, Toulouse et Bordeaux, des milliers de protestants connaissent le même sort…

Plus tard, sous le règne de Louis XIV, la révocation de l’Edit de Nantes et les persécutions systématiques qui s’en suivent contraignent beaucoup de protestants à s’exiler ou à abjurer. Les pasteurs sont envoyés au supplice, les hommes aux galères, les femmes au couvent, et les enfants confiés aux religieuses. A la Révolution, les Eglises protestantes se relèvent avec peine de tant d’années de persécution.

Notre époque se veut heureusement plus tolérante. Pourtant la persécution contre les chrétiens demeure une terrible réalité dans de nombreux états d’Asie, du proche et du moyen Orient, du nord et de l’est de l’Afrique, et aussi au nord de l’Amérique Latine.

Jannick CORBEAU

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